Hervé Baulme, Prix Philibert Vrau 2017

Le prix Philibert Vrau 2017 a été remis à Hervé Baulme, dirigeant d’ECODAIR

Pour la quatrième année consécutive, la Fondation a remis son prix Philibert Vrau à un entrepreneur engagé dans une économie de marché et au service de l’homme : Hervé Baulme, dirigeant d’ECODAIR, entreprise adaptée aux handicapés psychiques, agissant dans reconditionnement de matériel informatique.

Pour la première fois, deux prix « Pensée Sociale Chrétienne » ont également été décernés à deux entrepreneurs au service de la participation et de la subsidiarité dans leur entreprise : Bertrand Caille (CAILLE SA) et Pierre Guillet (HESION)

Après Sylvain Mas et ses associés d’Handynamic (prix 2014), Olivier Baud PDG d’Energy Pool (2015), et Eric Boël PDG des tissages de Charlieu, c’est devant près de 140 invités réunis le 5 décembre 2017 à l’espace Hamelin à Paris, que le prix a été remis à Hervé Baulme pour son engagement au service d’une économie plus humaine.

« C’est un immense honneur que de recevoir cette récompense. Plus encore que le prix lui-même, le fait d’avoir été proposé par mes pairs, des personnes que j’estime énormément et d’une intégrité remarquable, me touche profondément.  Il y a tellement de moments où il faut se battre pour garder la tête hors de l’eau que l’on ne saisit pas forcément si notre action va dans le bon sens. Recevoir ce type de récompense nous incite à persévérer ».

Depuis 2005, Hervé Baulme dirige ECODAIR présente sur 3 sites en France (Aubervilliers, Paris et Marseille) et qui emploie 95 salariés dont 64 personnes en souffrance psychique et 7 salariés en insertion.
Sa mission : reconditionner du matériel informatique pour lui donner une seconde vie sur le marché et accompagner les salariés d’ECODAIR handicapés ou en insertion professionnelle.
Et ça marche ! Avec plus de 20 000 ordinateurs remis à neuf par an, ECODAIR réalise un chiffre d’affaire de plus de 3 millions d’euros…
Cette mission d’entrepreneur social et solidaire, Hervé Baulme l’a découverte sur un chemin de Saint Jacques de Compostelle… Simplement en lisant un tract et avec le coup de pouce de PhiTrust, spécialiste de l’investissement responsable.

«  Après avoir créé et vendu ma société SUMMIT, société spécialisée dans les services informatiques pour la finance, je souhaitais retrouver une activité entrepreneuriale avec le besoin sans doute plus vif de donner du sens. Mon engagement au sein d’ECODAIR est un combat de chaque jour pour assurer une productivité adaptée aux capacités des personnes fragiles que nous accompagnons et développer ECODAIR pour faire croître les emplois » souligne Hervé Baulme « C’est une deuxième vie d’entrepreneur, un véritable défi social et une grande joie de chrétien ! »

Lisez ici l’article que lui a consacré le quotidien La Croix.
Ecoutez  ici l’entretien d’Hervé Baulme dans l’émission Libre Entreprise de RCF

Le prix Philibert Vrau est remis en partenariat avec

Logo-LaCroix-2015-Orange            rcf_logo_statut_quadri

Le prix Philibert Vrau récompense chaque année un entrepreneur ou un dirigeant répondant aux cinq critères suivants :
1. Un acteur du monde de l’entreprise, dans l’économie de marché.
2. Récompensé à titre personnel pour son action globale ou un projet montrant qu’il est possible et bon d’humaniser l’entreprise.
3. Son action vise à la pérennité de l’entreprise et/ou de ses acteurs ou territoires.
4. Le lauréat est chrétien ou agit en accord avec la pensée sociale chrétienne.
5. Il n’est pas nécessairement membre des EDC.

prix Philibert Vrau

Qui est Philibert Vrau ?
« Sans lui, et son beau-frère Camille Féron-Vrau, Lille n’aurait pas son visage actuel », résume le P. Bruno Cazin, recteur délégué de l’Université catholique de Lille et président du comité Philibert-Vrau, qui milite pour la cause en béatification de Philibert Vrau (1829-1905). Converti à 24 ans, ce fils d’industriel du textile décide très vite de consacrer une très large part des revenus de l’entreprise héritée de son père – et connue à travers toute l’Europe pour le célèbre fil « Au Chinois » – au développement d’œuvres catholiques.
Convaincu de la nécessité de la présence de l’Église dans les milieux populaires, il finance la construction d’églises, d’écoles et de patronages dans les quartiers ouvriers. Soucieux de l’engagement des chrétiens dans la société, il multiplie les cercles catholiques rassemblant laïcs de toutes classes pour réfléchir aux questions sociales, crée des congrès catholiques, fonde l’Université catholique de Lille, promeut la presse catholique (1) et les conférences Saint-Vincent-de-Paul, sillonnant la région en train, petite ville par petite ville. À cela s’ajoute son action dans son usine même : suppression du travail de nuit des femmes, journée de dix heures, repos dominical, logements ouvriers, caisses de chômage et de retraite…
À sa mort, en 1905, Lille est, avec Lyon et Paris, l’une des capitales religieuses de la France, et dès 1912 s’ouvre son procès en béatification, commun avec celui de Camille, mort en 1908. Bien avancé dans l’entre-deux guerres, le procès est arrêté par la Seconde Guerre mondiale, puis mis en sommeil en 1950 par le cardinal Achille Liénart sous l’influence de l’Action catholique qui reproche à ce patron chrétien son caractère « paternaliste ».
« Aujourd’hui, les temps ont changé : nous ne sommes plus dans la dynamique de la lutte des classes et le paternalisme n’est pas le danger qui nous guette », relève Bruno Cazin, qui retient de Philibert Vrau « l’homme profondément croyant, qui puisait sa force dans l’eucharistie et l’adoration, s’est donné à la cause de l’Église et de l’évolution de la région, facilitant l’inscription sociale des chrétiens, avec la vision qu’il fallait éduquer les jeunes dans une perspective chrétienne, depuis les écoles populaires jusqu’à l’université ».
Nicolas Senèze (La Croix)
(1) En 1900, son neveu Paul Féron-Vrau rachètera aux assomptionnistes la Maison de la Bonne Presse, permettant, malgré l’expulsion des religieux, sa pérennité et notamment celle de La Croix.

La lettre de la fondation – novembre 2017

Le 22 novembre 2017

  Pour lire ou télécharger notre lettre de novembre 2017 : …

Mozaïk RH déploie ses ailes à Toulouse

Le 14 novembre 2017

Après l’Île-de-France, Lyon, Nantes et Roubaix, c’est à Toulouse que …

A Lens, des jeunes qui voient un but à leur apprentissage

Le 14 novembre 2017

L’Ecole de Production Automobile de Lens (E.P.A.L.) permet à des …

Le Simone : un café culturel catholique et espace de co-working

Le 14 novembre 2017

Installé au cœur de Lyon depuis le printemps 2016, le …