Le Simone : un café culturel catholique et espace de co-working

Installé au cœur de Lyon depuis le printemps 2016, le café Simone a pignon sur rue. Sur la vitrine de cet endroit convivial et branché, on peut lire « café culturel catholique ». Pourquoi le Simone ?« Nous avons choisi ce nom en référence à Simone Weil, figure universelle de la pensée engagée dans l’action », affirme son fondateur.

 On peut y venir prendre un café, mais aussi découvrir une expo ou y travailler. « On a voulu revenir aux origines du co-working, né aux Etats-Unis il y a 20 ans. On a peaufiné le concept initial en séparant bien l’espace café de l’espace co-working. » Plus d’une vingtaine de jeunes travailleurs indépendants sont déjà inscrits et accueillis.

Marie, une jeune réalisatrice vidéo, est l’une d’entre eux. Elle a fait du Simone son lieu de travail depuis l’ouverture : « le fait d’arriver au Simone m’a permis de me lancer en m’associant » affirme-t-elle. Un lieu de travail dédié, un tarif intéressant l’ont aidée à sauter le pas. L’aspect convivial et le design pro du lieu ont achevé de la convaincre. Et s’il est abrité par une association catholique, le co-working est ouvert à tous. « Ce n’est pas un mini ghetto catho, les gens viennent pour des raisons objectives : la localisation, une place centrale, le prix et la qualité du lieu » explique Paul Colrat.

Ses fondateurs ont conçu le Simone comme un laboratoire, « un lieu où l’on réfléchit et l’on met en pratique la pensée sociale chrétienne » : on rend service à des jeunes entrepreneurs qui développent ou créent leur activité avec tout un système de formation et d’accompagnement. « Ce qui change dans cet espace de co-working c’est qu’il y a toute une formation intellectuelle à la doctrine sociale et une dimension d’accompagnement bénévole par des entrepreneurs ou des cadres déjà en place, dont certains sont membres des EDC. »

Et « l’’accompagnement par le « comité des cadres et entrepreneurs du Simone » (CCES) dont l’objectif est de « construire un réseau de cadres et dirigeants chrétiens, basé sur l’entraide et la bienveillance », qu’en pense Marie, la réalisatrice ? « C’est nouveau, ça se met en place, explique-t-elle. Il y a déjà eu une première formation et il y en aura d’autres. On peut contacter le CCES via leur site ou lors de la rencontre mensuelle au café. C’est très utile quand on débute », sûrement après aussi : elle pense les contacter pour démêler « des questions juridiques ». 

Pour Paul Colrat, le fondateur, « Il faut que les chrétiens fassent entendre leur différence notamment dans l’entreprise. J’aimerais que le Simone soit un des lieux dans lequel le dirigeant chrétien peut se former ou, à l’inverse, transmettre son savoir-faire. » Il semble que le défi soit relevé !


L’association Alternatives catholiques, fondée en 2011 par Paul Colrat, jeune agrégé de philosophie, s’est donné pour but de comprendre et faire comprendre la doctrine sociale de l’Eglise. Elle dispense des formations en lien avec l’actualité en s’appuyant sur les grands principes de la pensée sociale chrétienne et leurs mises en situations concrètes. La première réalisation de l’association : le café Simone en plein centre de Lyon, à côté de la Catho, un espace d’échanges et de débats qui jouxte un espace de co-working.

 Article publié dans Dirigeants Chrétiens N° 80

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